Controverses autour de la loi Climat

 

La loi Climat, adoptée en première lecture le 4 mai 2021 , a pour objectif d’intégrer l’écologie dans la vie quotidienne des français afin de répondre aux objectifs fixés lors de la COP21 qui s’est déroulée à Paris en 2015. L’objectif principal est de diminuer les émissions de carbone de 2% d’ici l’année 2050. Pour cela l’Etat Français prévoit diverses mesures concernant l’usage des énergies fossiles, l’isolation des logements, les transports, l’utilisation de matières premières, etc…

Une loi trop timide ?

Néanmoins, la loi promulguée a été source de débats car certains l’estiment trop peu ambitieuse par rapport à l’urgence de la crise environnementale actuelle . Des codes de bonnes conduites et des suggestions d’engagements volontaires peuvent traduire une attitude assez laxiste de la part de l’Etat s’ils ne sont pas complétés par des obligations de contrôles et des sanctions pour le non-respect des mesures imposées. Cela s’est traduit par le dépôt de plus de 7.000 amendements et la participation de plus de 110.000 citoyens à la dernière manifestation (voir l’article sur le site du journal impact european ou les réactions d’oxfam et greenpeace…).

De nouveaux rôles pour le CSE

Nous venons de voir l’absence d’article concernant la responsabilité des entreprises sur ces sujets climatiques. L’extension des rôles du Comité Social et Economique semble être une des principales nouveautés de la loi   pour ce qui concerne le fonctionnement des entreprises.

Les enjeux environnementaux sont ajoutés aux attributions générales des CSE des entreprises de plus de 50 salariés. Toute procédure de consultation-information concernant l’organisation, la gestion, le financement et la stratégie de l’entreprise devra prendre en compte l’impact environnemental que celle-ci représente. Bien que ces nouvelles attributions constituent un progrès, leur prise en compte réelle par le CSE reste délicate. Ceux-ci ont déjà beaucoup de mal à mobiliser les moyens nécessaires pour répondre aux exigences préalablement fixées par l’Etat.

Aujourd’hui où en sommes nous ?

Si vous êtes en train de lire ce billet, vous connaissez déjà sans doute le diagnostic RSE développé par DIAG26000, basé sur les 7 piliers de la norme ISO 26000.  L’analyse des +13.000 réponses déjà enregistrées nous fournit quelques indications sur les 4 domaines d’action de la norme couverts par la dimension environnement.

Une de ces questions porte précisément sur les actions menées par l’entreprise pour l’environnement, aussi bien pour identifier les impacts de ses activités sur le climat que la mise en place d’actions permettant de les réduire. L’analyse des réponses en fonction de la taille de l’entité, montre que ce sont plutôt les tailles intermédiaires (entre 10 et 500 salariés) qui semblent en retard. On remarque toutefois sur ce graphique que le pourcentage de réponses positives est globalement supérieur à 50%.

Une seconde question de DIAG26000 porte sur les mesures prises pour limiter les émissions  polluantes. On y retrouve les mêmes différences en fonction de la taille de l’entité que pour la question précédente, avec toutefois des écarts moins importants et un taux moyen de réponses positives supérieur, de l’ordre de 60%.

Pour la question portant sur la préservation de la biodiversité,  nous avons choisi de partager un graphique distinguant les réponses en fonction du niveau hiérarchique du participant. Comme pour les variations en fonction de la taille de l’entité, l’analyse met en évidence une différence de plus de 10% entre la perception des dirigeants et celle de cadres ou collaborateurs.

hiérarchie climat

Le CSE ok …mais qu’en est-il des collaborateurs ?

Le législateur a choisi d’impliquer le CSE comme nouvelle partie prenante dans la gestion des impacts de l’entreprise sur son environnement. La loi ne prévoit pas d’imposer de mesures concernant l’ensemble des collaborateurs comme cela est déjà le cas pour la formation ou les risques psychosociaux.

Heureusement des outils comme DIAG26000 vous permettent de lancer rapidement une cartographie participative, de recueillir l’avis d’un grand nombre de vos collaborateurs. N’hésitez pas à faire votre propre diagnostic en suivant ce lien.

Nous venons de voir dans le dernier graphique que des différences de perception importantes pouvaient être présentes et que seule une utilisation vraiment participative peut fournir une vision complète de la situation de votre entité. DIAG26000 pourrait donc être un outil bien pratique pour aider les CSE à comprendre comment la RSE est vécue dans leur organisation !

A Brest, les pompes funèbres s’engagent dans la RSE

Philippe SALAUN directeur P.F.C.A.

Philippe SALAUN, vous dirigez les P.F.C.A. Pouvez-vous nous présenter cette structure et son activité ?

Nous sommes une Société d’Economie Mixte Locale, créée en 1999, administrée par des élus et par des institutionnels (Banque, assurances), anciennement régie municipale des PF de Brest. Nous avons en charge, la gestion, par délégation de service public de 3 centres funéraires et d’un crématorium et par le biais d’une croissance externe, 2 centres funéraires en gestion directe.

Tous les métiers du funéraire sont représentés au sein de l’entreprise composée de 40 salariés, agent funéraire, conseiller funéraire, maître de cérémonie, agent crématiste, thanatopracteur et marbrier.  Notre activité repose sur l’accompagnement des familles.

 

Vous dirigez donc une PME de 40 salariés. Comment cela se passe dans une structure de cette taille ? Est-il possible d’avoir un responsable RSE à temps plein ? Ou avez choisi d’autres modes  organisations ?

En fait nous sommes plutôt sur un modèle hybride. Personnellement, j’ai commencé à m’intéresser à la RSE en 2019. J’ai réalisé un diagnostic sur Internet dont les résultats m’ont servi de base de travail pour démarrer notre démarche. J’ai aussi participé à plusieurs réunions d’information au cours desquelles j’ai pu identifier les fameuses 7 questions centrales de l’ISO 26000 et comprendre qu’il ne s’agissait pas uniquement du respect de l’environnement, mais également des Droits de l’Homme, de la loyauté des pratiques envers les familles, des conditions de travail et du développement local.

Effectivement, il est difficile, compte tenu de la taille de notre structure, d’avoir un responsable RSE à temps plein. En regardant le curriculum vitae d’un jeune diplômé qui travaillait pour nous comme agent funéraire en intérim, je me suis aperçu qu’il était passionné par l’environnement et un cursus universitaire en adéquation avec notre souhait. Je lui ai proposé une mission de six mois afin de réaliser un audit et définir un plan de démarche sociétale en y associant les principaux indicateurs. Nous sommes également accompagnés par un consultant senior, Michel KEREUN, qui nous aide à formaliser la stratégie et définir les actions prioritaires. Je dois dire que ce couplage entre jeune et ancienne génération fonctionne très bien.

L’importance de la démarche et de sa réussite passe obligatoirement par l’information aux collaborateurs des choix opérés, des pratiques et procédures et des objectifs fixés. Expliquer la pertinence du projet est primordial.

 

Vous avez choisi récemment de lancer un diagnostic participatif avec DIAG26000. Comment cela s’est-il passé ? Est-ce que cela a été compliqué à mettre en place ?

Sa mise en place est relativement simple. C’est vrai que dans la continuité d’une démarche participative, il me semblait important de pouvoir associer tous les salariés et salariées de l’entreprise. DIAG26000 tel que Michel KEREUN nous l’a présenté répondait à toutes ces attentes. On est vraiment dans l’accompagnement, cela permet d’associer l’ensemble du personnel.

Le projet RSE était déjà dans l’esprit de mes collaborateurs par le biais de différentes réunions. Nous n’avons rencontré aucune difficulté pour sa mise en place.

Encore une fois, la communication est la base de ce projet et le fondement de notre démarche, au-delà des parties prenantes, consiste à y associer l’ensemble du personnel.

 

Vous avez obtenu un taux de participation impressionnant de 80%, ce qui n’est pas très courant. Avez-vous du organiser plusieurs vagues de communication ?

Le plus important est d’informer du pourquoi de la démarche et comment seront exploitées les informations collectées. La confidentialité des données et l’anonymat des participants est également un axe primordial à la réussite du diagnostic. Nous avons souhaité que nos collaborateurs soient au fait de nos engagements RSE pour être, ensemble, encore plus responsables, plus durables, plus éthiques à l’avenir et ainsi, toujours mieux accompagner nos familles et maintenir la durabilité de nos ressources. Pour ce faire, nous avons fait réaliser une évaluation RSE par les salariés. Ce projet est une preuve d’engagement vérifiable à tout moment par un logo présent sur notre site ainsi qu’un QR CODE que nous pouvons reprendre dans tous les documents de l’entreprise.

Par ailleurs, les salariés sont des éléments clés dans la mise en place durable de la RSE. Totalement impliqués dans la démarche en cours, ceux-ci définissent ainsi les actions prioritaires qui seront mises en place selon un plan d’actions à court et moyen termes. Ce plan d’action sera rédigé en tenant notamment compte des enjeux et objectifs prioritaires faisant partie intégrante de la stratégie de l’entreprise. L’intégration du CSE (Comité Sociale Economique) de l’entreprise à la démarche est une valeur ajoutée au processus.

La preuve d’engagement DIAG26000 est un plus, vérifiable à tout moment. Nous allons pouvoir mettre en place le logo affichant notre engagement sur notre site et ça c’est plutôt bien. On a intégré aussi dans la démarche notre QSE  parce que c’est une valeur ajoutée au processus. Tout le monde était parfaitement au courant de pourquoi on le faisait et où nous voulions aller. Je pense que c’est le fruit du travail quotidien au niveau ressources humaines. Être proche des gens, respecter les gens, les tenir au courant

 

Après le temps du diagnostic participatif, vient le temps de l’action. Qu’avez-vous prévu pour continuer à rendre votre démarche  dynamique ?

Nous sommes déjà dans l’action dans le sens où les parties prenantes de l’information sont des relais hyper importants. Il y a des réunions qui se font déjà régulièrement avec ces parties prenantes. Elles permettent d’intégrer les objectifs sociétaux et environnementaux à la stratégie globale. Il y a des tableaux de bord qui permettront d’avoir une traçabilité en adéquation avec les actions définies.

Il est vrai que la responsabilité sociétale se retrouve mise en avant par notre secteur d’activité, qui est tellement particulier. Le fait de mettre en avant l’intégration RSE dans son modèle économique est aujourd’hui important. Je pense que la jeune génération qui arrivera demain sur le marché du travail aura une démarche environnementale avancée.

Je n’attends pas que l’audit soit réalisé et finalisé pour essayer de mettre des choses en place. Nous essayons d’être dans l’action continuelle. Les avantages y sont nombreux, concurrentiel, réputation, fidélisation des salariés, relations avec les tiers…

 

Je crois que vous êtes aussi actif en dehors de l’entreprise, sur votre territoire ?

Brest métropole et le pays de Brest sont actuellement partenaires d’un projet européen intitulé « TOMORROW », dont l’objectif est de faciliter la transition énergétique, climatique et sociétale dans les villes européennes. La métropole fait ainsi partie des 6 villes pilotes (avec Valence, Dublin, Mouscron, Nis et Brasov) qui vont expérimenter des méthodes de participation innovantes afin de construire avec les acteurs locaux et les citoyens des feuilles de route de transition pour leur ville.

Ce projet s’inscrit dans la continuité du Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) 2019-2025, outil de la collectivité pour déterminer les objectifs à atteindre et un programme d’actions en vue d’atténuer le changement climatique et de s’y adapter.

La Direction Écologie Urbaine de Brest métropole porte le projet TOMORROW et travaille à la définition d’une méthode de participation adaptée en vue de cibler les acteurs du territoire : entreprises, institutions, associations, scientifiques, citoyens. Ce travail a été initié depuis le printemps 2020 avec un groupe de personnes issues des services de la métropole, de la ville de Brest et des partenaires externes.

La SAEML des PFCA est engagée, à travers une charte pour le climat, à mettre en œuvre des actions contributives à des objectifs, optimiser les consommations énergétiques, les flux déchets, le tri, évaluer le potentiel solaire des toitures… Il est important de devenir acteur face aux bouleversements climatiques et dans la mise en place de mesures adaptées.

Nous faisons également partie de l’UPFP (Union du Pôle Funéraire Public) dont le secrétaire général, Patrick Le Rognon, par ailleurs directeur général des Pompes funèbres publiques de La Rochelle a pour objectif de mettre au point un référentiel RSE dédié au secteur du funéraire.

Origine des diagnostics DIAG26000

Depuis sa création en 2011 l’association DIAG26000 compte aujourd’hui plus de 12.000 diagnostics réalisés. L’outil est en accès libre à titre individuel et les consultants RSE adhérents de l’association l’utilisent régulièrement chez leurs clients pour cartographier la perception des collaborateurs et afficher une preuve d’engagement RSE.

Mais d’où viennent ces milliers de passages dans  DIAG26000 ?

Voici une infographie en date de février 2021 présentant l’origine des passages dans DIAG260000. L’outil est donc partagé par plusieurs acteurs majeurs de la RSE. Il est rassurant de constater que la majorité des répondants (68%) sont issus de notre réseau de partenaires actifs. Mais le Label Lucie a amené aussi un quart des réponses. Comme l’illustre l’image ci-dessous issue du site web de la communauté Lucie, DIAG26000 est proposé comme un premier diagnostic d’auto-évaluation en ligne.


L’infographie rappelle que BPI France propose à ses fournisseurs d’utiliser DIAG26000 comme outil d’autoévaluation. Le site internet de Novethic , média de référence de l’économie responsable, répertorie également DIAG26000 comme un outil RSE et a provoqué plusieurs centaines de passages.

Si vous disposez d’un portail RSE, ou d’un blog traitant de ce sujet, n’hésitez pas à revenir vers nous afin d’offrir aussi cet outil interactif à vos visiteurs.

Au-delà de l’usage en autoévaluation, DIAG26000 propose un label basé sur l’utilisation participative de l’outil. Pour comprendre comment fonctionne cette « Preuve d’engagement RSE », inscrivez à l’un des webinars traitant de ce sujet : https://www.eventbrite.fr/d/online/%23diag26000/

 

Les droits de l’Homme en entreprise et en politique

La Journée internationale des droits de l’Homme, célèbre le jour anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, par l’assemblée générale des Nations Unies, le 10 décembre 1948.

Ce document fondateur définit «les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.»

Le thème de cette année 2020 est : Reconstruire en mieux – Défendons les droits de l’Homme

Pour alimenter notre réflexion sur ce sujet, regardons le cumul des 12000 réponses à DIAG26000. Basé sur la norme ISO 26000, cet outil vous propose un diagnostic sur les 7 questions centrales de cette norme dont la seconde a justement pour titre «les droits de l’Homme». Bien entendu les Nations Unies visent les États et leur choix de gouvernance alors que les résultats de DIAG26000 concernent les entreprises et les collectivités locales. Mais les entreprises n’ont-elles pas aussi une responsabilité dans la bataille pour le respect des Droits de L’Homme? De nombreux procès récents semblent en tout cas aller dans ce sens.

L’analyse des résultats d’ensemble montre que les Droits de L’Homme sont plutôt bien respectés dans les 12.000 entités ayant utilisé l’outil. Avec un score de 73%, cette question centrale fait partie des mieux notées parmi les 7 axes de la norme ISO26000. La Gouvernance n’est notée qu’ à 63% et l’environnement 62%.

Sur ce graphique cumulant l’ensemble des réponses, les moyennes sont toutes supérieures à 50%, score à partir duquel on peut considérer qu’elles sont positives. Cela n’est hélas pas toujours le cas lorsque l’on s’intéresse aux résultats d’une entité en particulier. Vous aussi vous pouvez faire votre diagnostic : en suivant ce lien.

Si la moyenne d’ensemble sur la dimension Droits de l’Homme est de 73%, des différences importantes apparaissent lorsque l’on détaille les résultats par domaine d’actions de la norme ISO 26000.

Sur les 3 premières lignes du graphique, les résultats sont très clairement positifs avec plus de 50% d’avis très positifs en vert clair. Mais, même en France, puisque la très grande majorité des réponses proviennent de notre hexagone, il reste environ 10% d’avis négatifs sur le respect des droits économiques, sociaux et culturels, le droit du travail ou les droits civils et politiques.

Le bas du tableau est plus critique avec presque un tiers d’avis négatifs sur le point concernant la prévention de la complicité «L’entité identifie les différents types de complicités (active et passive) impliquant les parties prenantes. Elle s’organise pour les prévenir»

L’article 24

Après avoir parcouru ces résultats concernant les entités (entreprises, collectivités locales, association….) il est tentant de faire la comparaison avec ce qui se passe au niveau des états.

En France, la prolongation de l’état d’urgence est source de nombreux débats. Selon les trois rapporteurs du conseil des droits de l’homme de l’ONU cette prolongation pourrait entrainer «des atteintes importantes aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales, notamment le droit à la vie privée, le droit à la liberté d’expression et d’opinion, et le droit à la liberté d’association et de réunion pacifique ».

La France serait donc en contradiction avec la DDH, la liberté d’informer ce droit démocratique serait donc menacée ?

En particulier, l’article 24 de la loi dite «sécurité globale» provoque de sérieuses crispations. Selon un sondage IFOP, sur 982 personnes consultées à ce sujet, 58% sont d’accord avec le principe de cet article car selon eux la diffusion d’images des visages des policiers mettrait en danger les forces de l’ordre. Mais ce pourcentage d’accord varie fortement, de 30% à 74%, en fonction des opinions politiques du répondant. Nous sommes donc loin des chiffres en entreprises: sur les trois premières barres du graphique présenté plus haut, les réponses positives sont de l’ordre de 90% !

La complicité et les parties prenantes

Nous avons vu  que le point le plus mal noté dans les réponses DIAG26000 concerne la complicité, avec une question formulée ainsi «L’entité identifie les différents types de complicités (active et passive) impliquant les parties prenantes. Elle s’organise pour les prévenir»

Les procès en cours, concernant des personnes ayant exercé les plus hautes responsabilités au niveau de l’état français, montrent bien que l’état semble loin d’être exemplaire sur ce sujet. Notons au passage que ces procès entachent aussi souvent la réputation de grands groupes industriels.

Les pays et les religions

La première ligne du tableau DIAG26000 présente le plus faible pourcentage de réponses négatives (9%) sur cette question «L’entité respecte les droits économiques, sociaux et culturels (éducation, travail, liberté d’association, religion, niveau de vie, protection sociale…)»

Même si la Chine fait partie des pays ayant signé la norme ISO26000, le comportement de Pékin vis à vis de la population Ouïghours montre bien que la religion reste malheureusement toujours une cause et un motif de violence. 

Les groupements ESS, IDD et Ethique des Alumnis CentraleSupelec lancent leur Action Tank

Piloté par le groupement Economie Sociale et Solidaire CentraleSupélec, avec l’appui des groupements Ingénieurs Développement Durable et Centrale Ethique, le projet de mise en place d’une Chaire de la Transition Ecologique et Citoyenne vise la création d’une Chaire du même nom : ces groupements sont convaincus que leur action doit permettre aux jeunes de prendre connaissance des valeurs de cette économie innovante, d’y participer et s’y impliquer, l’appétence pour les disciplines connexes étant également exprimée au sein des membres de l’équipe enseignante et des élèves eux-mêmes:)

Phasage du projet :

1-détail des cursus existants dans des établissements d’enseignement supérieur, notamment d’ingénieur,

2-identification de la place et des carrières potentielles des ingénieurs dans l’ESS et identification des domaines de compétences à développer au sein du cursus de formation pour relever les défis de l’ESS et de la transition écologique et solidaire,

3-identification de partenaires (entreprises et associations, services carrières de CentraleSupélec, autres intervenants externes et sponsors, coentreprise avec d’autres écoles ou universités.etc.) qui proposeront des terrains de mise en oeuvre (césure, stages, offres de postes….) ou soutiendront la mise en place de ces espaces,

4-élaboration de premières propositions auprès de l’école d’enseignements spécifiques et de terrains de mise en oeuvre,

5-élaboration de propositions de programmes d’enseignement, formation, recherche pour CentraleSupélec, pouvant conduire à la création d’une chaire (programme pédagogique, financements, organisation, intervenants principaux,..) sur la transition “écologique” et “citoyenne”/ “solidaire” incluant les disciplines de l’ESS.

La vision du projet, commune aux 3 groupements, est accessible ici :

https://www.asso-supelec.org/global/gene/link.php?doc_id=5078

Prochainement, rapport étape 1 : retour sur la vingtaine d’entretiens tenus avec des membres d’entités travaillant dans le domaine scientifique et technique.

Diag26000 et l’EBAFOSA

EBAFOSA est une plateforme panafricaine pour l’adaptation aux changements climatiques basée sur l’écosystème pour la sécurité alimentaire. Dans le cadre du suivi des activités EBAFOSA en Côte d’Ivoire, une conférence de presse a été animée le vendredi 28 avril 2017 à l’ANADER par Dr Richard MUNANG, Coordonnateur Afrique d’EBAFOSA et représentant de l’UNEP, l’Organisation des Nations Unies pour l’Environnement.

L’objectif de cette conférence était de montrer à l’opinion nationale et internationale les avancées des activités d’EBAFOSA-CI. Au cours de cette rencontre, l’outil Diag26000 a été présenté par la Fondation Performances Sociétales (FPS) présentée par M. KOFFI Agenor. En effet, Diag26000 est un outil d’autodiagnostic de la Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO), conforme à la norme internationale ISO 26000 qui s’applique à tous les domaines (agricultures, services, transports, industries, etc.). Son but est de renforcer l’engagement des entreprises, des administrations publiques, parapubliques et des OCS dans la RSO. Les outils de productivité intègrent la gouvernance, le comportement éthique, le respect des droits de l’homme, les relations et conditions de travail, la protection de l’environnement, la loyauté des pratiques, la prise en compte de la question relative à la consommation et l’intégration de la communauté dans le développement local, etc.

C’est ainsi que Diag26000 a été proposé par la Fondation Performances Sociétales comme moyen d’actions pour accompagner les acteurs de la plateforme EBAFOSA en Côte d’Ivoire. En clair au-delà de toutes les initiatives existantes, la Fondation s’efforcera à l’aide de Diag26000 de mettre en place un cadre cohérent d’application des démarches de responsabilité sociale et environnementale dans les chaînes d’approvisionnement agricole. Le but est de fournir aux acteurs un labelle international et une preuve d’engagement de la démarche de responsabilité sociétale pour une agriculture durable.

Tous les participants à cette conférence ont manifesté un grand intérêt pour l’approche innovante de labellisation proposée par la Fondation Performances Sociétales avec l’outil Diag26000. Les acteurs se sont engagés à développer cette initiative pour la standardisation des activités d’EBAFOSA Côte d’Ivoire, voir celles des autres pays de la sous-région pour une Agriculture Durable en Afrique.

Présentation des services offerts aux adhérents

L’association DIAG26000 accueille régulièrement de nouveaux adhérents, consultants engagés dans l’accompagnement des démarches RSE de leurs clients. Avant de s’engager ils prennent le temps de participer à un des échanges organisés en ligne, comprendre quels outils l’association met à leur disposition, comment elle va les aider à trouver de nouveaux clients.

Pour participer à une des prochaines présentations en ligne, merci de réserver votre place (attention, présentation réservées aux consultants).

Spécificités RSE des entités ESS

Yess : l’association qui regroupe les anciens de plusieurs grandes écoles impliqués dans l’Economie Sociale et Solidaire, recevait mardi 2 Mai le Président de l’association Diag26000 (auteur de ce billet) pour présenter l’outil Diag26000 et la spécificité du profil moyen des entreprises ESS :

YESS CENTRALESUPELEC Première constatation sur le taux de participation : sur les +5.000 réponses de la base de données Diag26000, 11% des réponses proviennent des associations ou ONG. Les dernières estimations nationales évoquent environ 10% des emplois portés par l’ESS en France. La participation à Diag26000 semble donc un peu au dessus de la moyenne nationale, sachant que de plus certaines entreprises ESS font partie des entreprises privées et se trouvent donc les 85% les représentant. Cette constatation n’a rien de choquant : compte tenu des valeurs portées par les dirigeants ESS, ces entités sont sans doute plus engagées RSE que la moyenne nationale.

DIAG26000 répartitions par type d'entités. engagé RSEIl est aussi intéressant de comparer les profils moyens de ces 3 types d’entités sur les 7 questions centrales de l’ISO 26000. Sans surprise, les associations et ONG sont en avance sur la question du « développement local, l’animation des communautés » : un score de 69% alors que les entreprises restent à 62%. Cette différence s’inverse pour l’axe des « questions relatives aux consommateurs » : les entreprises sont à 69% et les associations ONG à 61%. Plus inquiétant est le score obtenu sur la question centrale relative à l « environnement » : 47% seulement. Rappelons que d’après le mode de calcul du profil Diag26000, le seuil de 50% est celui à partir duquel l’on peut considérer que les avis commencent à être globalement négatifs. De gros progrès donc à faire pour les associations et ONG sur cet aspect environnement !

DIAG2600 Bien que cela n’était pas l’objet principal de l’échange, l’on remarque aussi sur le graphique les points faibles des collectivités territoriales sur les aspects « droits de l’homme » et « relations et conditions de travail » : pratiquement 10% en dessous des moyennes des autres types d’entités. Pas certains que nos candidats à la présidentielle aient une baguette magique pour faire évoluer rapidement les conditions de travail dans les collectivités territoriales mais les agents ont en tout cas à leur disposition un outil accessible librement en ligne pour faire le point sur leurs risques psychosociaux : http://diagnosticrps.net

 

Les femmes et la RSE

Nous sommes le 8 Mars, journée internationale de la femme, ou des droits de la femme (car la dénomination dépend des pays…) et il est tentant de se poser la question : qu’est ce que peut nous apprendre la base de données des +4.900 diagnostics réalisés avec Diag26000 sur la différence Homme/Femme.

Plusieurs journaux font ce matin leur gros titre sur la sous représentation des femmes dans les organes de direction. La population ayant utilisé Diag26000 n’échappe pas à la règle. Un peu moins d’une réponse sur 2 provient d’une femme (44%). Par contre la répartition en fonction du niveau hiérarchique montre que ce pourcentage tombe à 34% pour les dirigeantes et dépasse 50% pour les exécutantes.

RSE CSR Sexe Diag26000 dirigeant executive

Il semble aussi opportun de se poser une autre question : le sexe a-t-il une influence sur la perception de la démarche RSE de l’entreprise ? Le graphique ci-dessous montre clairement que non. Sur plusieurs milliers de réponses, les profils sont quasiment confondus. Les différences sont minimes et à la limite de l’intervalle de confiance. Les femmes sont un peu plus positives sur la question centrale « environnement  » et un peu moins concernant « la loyauté des pratiques ». Sur les 5 autres questions centrales, les courbes se recouvrent parfaitement !

RSE CSR Sexe questions centrales ISO26000 gouvernance

Une analyse plus poussée permettrait sans doute d’identifier des différences sur certains segments de population. Mesdames et Messieurs les chercheurs, étudiantes et étudiants en manque de données pour vos études, n’oubliez pas que la base de données de Diag26000 est accessible à toutes les institutions faisant partie du Comité Scientifique de l’association Diag26000.

366 exemples

Effycicle propose sur son site un document présentant 366 initiatives RSE DD intéressantes glanées en 2016. Plusieurs dizaines de pages à lire à petite dose car sinon l’on a vite le vertige, mais qui mettent en évidence la diversité des sujets et des types d’acteurs engagés dans la RSE. Un peu dommage qu’il n’y ait pas un mini moteur de recherche par thème et/ou secteur : peut être pour une prochaine version ?

366 initiatives DD RSE Efficycle