Diag26000 et les associations

Le nouvel économiste publie un article rappelant que la RSE concerne aussi les associations et les fondations. L’occasion de mettre à jour l’analyse comparant les profils moyens de réponses à l’outil Diag26000 en fonction du type de structure. Le graphique ci-dessous présente la valeur moyenne pour chacune des 7 questions centrales, en fonction du type de structure du répondant, sur la base de données de +4.000 diagnostics.

Diag26000 Score RSE

Sans surprise, les associations sont en avance pour la question centrale « communauté et développement local » (presque 10% d’avance sur les entreprises, sur l’échelle de 0 à 100% !). Assez logiquement, nous les retrouvons aussi en tête sur la question centrale des « droits de l’homme ». Plus surprenant reste le score de 49% obtenu sur la question centrale « environnement ». Il reste la moyenne la plus faible sur l’ensemble du graphique et, surtout, révèle un avis qui est juste à l’équilibre (49% étant proche de 50%) entre les avis négatifs et les avis positifs sur les items correspondants.

Si vous participez aux actions d’une association, n’oubliez pas que l’outil Diag26000 est en accès libre pour vous permettre d’évaluer en ligne le score RSE de votre structure : cliquez ici pour évaluer le Score RSE de votre structure.

Etude du Global Compact France

Le site Boursorama présente les résultats de l’étude réalisée en mai 2016 par Global Compact France, Havas Paris et CSA Research. Le chapitre sur les freins a retenu toute notre attention, car, juste derrière le manque de visibilité sur la création de la valeur future viennent 3 causes importantes, citées par plus d’un tiers des participants :
– le manque de temps (39%),
– les mentalités (38%),
– les freins financiers (36%).

Ne s’agit-il pas là exactement des avantages apportés par l’utilisation de Diag26000 ?
– la perte de temps est limitée puisque chaque collaborateur consacre quelques minutes en ligne à l’utilisation de la grille,
– les mentalités bougent, en dehors du pouvoir normatif du groupe : chaque personne répond individuellement, se rend compte de la richesse de la palette des concepts RSE,
– la barrière financière disparaît carrément (usage gratuit à titre individuel) ou reste très limitée (usage participatif avec affichage de la preuve d’engagement à partir de 500 euros!)

 

 

Lancement d’un pôle DD

Pour cette semaine du Développement Durable, Cadre en Missions, groupement et réseau de consultants avec de nombreuses spécialisations, localisés dans toute la France, lance son pôle d’expertises sur le Développement Durable. La première réunion est à Lyon 3 juin 2016 de 09:30 – 17:30. 

Nous allons parler de Vision et de positionnement du groupe DD mais aussi de compétences et d’outils. Et DIAG26000 comme diagnostic initial ou comme indicateurs de performance, facile à utiliser, fera partie de nos éléments de réflexion : Comment mener une restitution et proposer un plan d’action aux entreprises qui utilisent DIAG 26000 afin d’optimiser au mieux l’existant et les liens entre les actions sur les 7 thématiques RSE & DD?

 Pour plus d’informations contacter Marine Libournel (marinelibourel@cadresenmission.com) ou moi-même ( pascale@wecompany.me) 

Baromètre RSE ORSE Malakoff Médéric : écouter et communiquer

Le salon PRODURABLE était l’occasion pour l’ORSE de communiquer sur la vague 2016 du baromètre RSE organisé avec Malakoff Médéric. Des informations intéressantes bien que le nombre de réponses utiles semble un peu bas compte tenu des enjeux (209 réponses exploitables).  Je vous propose dans ce billet un focus sur 2 points avec des graphiques extraits de l’analyse de ces réponses.

Un premier point confirme que les collaborateurs sont bien en première ligne pour les actions RSE / Développement Durable. De façon surprenante, les clients arrivent en seconde position. Les répondants pensaient-ils avant tout aux actions de communication ? Car cela n’a rien d’évident d’impliquer les clients dans les actions RSE et j’ai souvenir d’exposés de responsable DD dans la grande distribution faisant part de leurs difficultés pour éduquer leurs clients, leur apprendre à consommer les produits mieux et donc probablement en acheter en moins grande quantité. De l’eau en tout cas au moulin de l’association Diag26000 avec ce premier graphe, puisque l’utilisation participative du diagnostic permet de sensibiliser l’ensemble des collaborateurs.

RSE baromètre ORSE 2016
source baromètre RSE 2016 ORSE Malakoff Médéric

Un second point intéressant concerne les motivations des entreprises. La communication arrive en tête, ce qui promet de probables grands écarts des responsables pour communiquer en évitant le green washing. Un peu dommage que l’amélioration des performances ne soit qu’à 40% d’avis très important : la performance reste un facteur clé dans notre monde en crise et la plupart des études récentes montrent que plus de RSE = entreprise plus performante. Je me réjouis en tout cas que sur ce point aussi diag26000 apporte une partie de la solution : la preuve d’engagement est assurément un moyen simple pour communiquer efficacement aussi bien sur le web avec le logo cliquable que sur les documents papier avec le QRCODE dédié. Comme cette preuve d’engagement est accessible à partir de 500 euros, même les petites structures peuvent maintenant communiquer positivement sur leur démarche RSE.

RSE COMMUNICATION
source baromètre RSE 2016 ORSE Malakoff Médéric

Cliquez ici pour télécharger le rapport complet.

+4.000

Diag26000 a enregistré récemment son 4.000 ième diagnostic RSE « utile » (nb : la base de données est régulièrement nettoyée des données aberrantes). N’oubliez pas que le site diag26000.net vous permet d’évaluer vous même le score RSE de votre entité en quelques minutes. Vous pourrez ensuite vous comparer à l’ensemble des réponses. Rappelons aussi que la base de données des 4.000 réponses est accessible en mode « opendata » par tous les membres du Comité Scientifique de l’association.

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La valeur ajoutée du Travailleur Social dans la Responsabilité Sociétale des Organisations

Les choix stratégiques de certaine entreprises solidaires au Luxembourg démontrent une recherche d’innovation active, tant sur le  mode de la gouvernance, participative et collective, que sur le mode du financement sans subvention, pour le développement leurs activités.

Pour certains acteurs, l’action sociale est trop souvent figée par un financement Etatique unique qui dicte son programme. Une diversification des financements articulés autour de la redistribution, la réciprocité mais également le marché, favorise le pouvoir d’adaptabilité indispensable aux entreprises d’Economie Sociale et Solidaire pour permettre une transformation de la Société.

Approche RSE

Les valeurs d’entre-aide comme de Développement Durable et de Responsabilité Sociale, sont profondément ancrées dans l’ADN des membres des équipes de gestion des Entreprises Sociales et Solidaires. Ces organisations portent beaucoup d’attention à la Santé et Sécurité de leurs collaborateurs ou à leur Environnement. Mais souvent il leur manque un support de communication pour montrer leur démarche ou la Qualité de leurs prestations.

Le choix d’une reconnaissance comme acteur Socialement Responsable leur permet de présenter leur engagement éthique comme «vecteur de Développement Durable» et de l’associer à une meilleure visibilité sur le marché. A cette occasion un plan d’action peut-être créé dans un esprit d’amélioration continue, tout comme un comité RSE de supervision.

Travailleur Social

La première tâche du Travailleur Social est de se faire accepter en s’intégrant dans les équipes  ou sur le terrain. Lorsque chacun est cote à cote pour travailler « la dynamique sociale s’apprend  par la proximité et sur la durée !… » –  (Odete, Moço, publication AIFRIS, 2015). Par l’intégration de l’équipe sociale sur les chantiers, le lien avec le personnel est assuré. Ce lien sera à la base d’un accompagnement personnalisé efficace, car tout entretien de progrès ou suivi de mission ne peuvent avoir de sens et de résultats que si la confiance existe. Et le TS n’est pas pas là pour exclure des programmes de formations quelqu’ils soient, les personnes employées et en insertion, mais pour participer à leur développement personnel (par ex. par les langues parlées) et  / ou techniques (par ex. par l’aide à la réussite des examens, l’adaptation des horaires de travail et de formation, la recherche d’aide au financement de formations de langues).     

Acteur politique de l’entreprise

Le Travailleur Social a un rôle politique en diffusant des informations auprès du management qui soutient sa politique sociale et en « enrôlant » les chefs d’équipe comme « éducateurs sur le terrain ». Les chefs d’équipes encadrent des personnes très diverses et doivent pouvoir bien communiquer, ou ajuster leur leadership. Le besoin d’être à leur tour soutenus par l’équipe sociale est évident. Chez certains organisations, le rôle des comités pluridisciplinaires complète ce dispositif. Le rôle de l’éducateur est bien de faciliter les dialogues au sein des réunions et de favoriser les liens entre les différents groupes en abordant les préoccupations de chacun. Les diverses « casquettes » que l’éducateur prend au cous de la journée, contribue à la Qualité de l’ensemble des processus de l’entreprise.

Complexification de la question sociale

Les travailleurs sociaux interviennent de plus en plus à la marge de la vie professionnelle et privée des employés. Ils participent à la « circulation des savoirs »; et sont au centre de l’organisation des processus de pilotage comme ceux de la Qualité, de la Santé Sécurité, de  la communication ou administratifs… etc. Le Travailleur Social  avec le Service Social sont contributeurs et garants des bonnes relations sociales entre les comités de gestion et l’ensemble des parties prenantes. En cela le travailleur social rejoint le coordinateur RSE de nombreuses structures dont une partie du rôle est le développement de réseaux internes (non hiérarchiques) pour la mise en oeuvre de thématiques transverses sociales et environnementales ou de nombreux dispositifs tant internes (vers les employés individuellement ou collectivement) qu’externes (parties prenantes). Ils ont la même approche transversale et une vision globale de l’organisation telles que les décrit l’ISO 26000. Ils tendent vers l’amélioration des performances dans le respect des individus et  de la Nature.

RSE, ESS et interlocuteur Social

L’ expression de « Travailleur du Social en Action » prend toute sa signification (D. Vrancken,  AIFRIS, juillet 2015). Et pour les consultants qui accompagnent les organisations Socialement Responsables, il est dommage de ne pas les avoir comme interlocuteur. Les accusations de subjectivité des Travailleurs Sociaux, qui travaillent plus sur l’amélioration des savoirs-être ou des softskills des collaborateurs, est peut-être à la base de ce phénomène les écartant des sujets importants comme la RSE.

Il en est de même au niveau des marchés publics: peu de critères qualitatifs ou softs d’adjudication apparaissent, car qualifiés de trop dangereux et facilement attaquables en commission des soumissions ! Un « Social en Action » remarquable serait de pouvoir retenir des critères liés aux attitudes dites « soft » et directement en relation avec les équipes d’Hommes et de Femmes, qui gèrent les organisations ESS ou autres. L’absence de ces critères empêchent le développement non seulement « d’Entreprises Responsables » mais aussi et surtout de « Marchés Responsables ».

Pascale Marchal Griveaud Exeprte RSE  – wecompanysocial

Utilisation de DIAG26000 en pratique

6 pistes d’action sont recommandées dans une étude sur la RSE (« la responsabilité sociale des entreprises et compétitivité – Evaluation et approche stratégique », France stratégie, janvier 2016). Cet article en a choisi 2 pour montrer comment utiliser l’outil DIAG26000 et profiter de cet outil comme un véritable atout.

Piste 1: Adopter une stratégie plus territoriale et cibler des actions d’accompagnement à destination première des PME et TPE.

À peine plus d’un quart des entreprises françaises de plus de 9 salariés déclarent s’impliquer réellement dans des démarches responsables. Elles sont même 60,4 % à déclarer ne pas connaître la notion de RSE. Plus une entreprise est grande, plus il y a de chances qu’elle connaisse la RSE et la mette en pratique.

DIAG26000 est un outil simple structuré sur 7 domaines principaux de la RSE.  Les questions posées sont simples à comprendre et ne prennent pas plus de 10 à 15 mn  pour répondre.

  • Le questionnaire est accessibilité directement par internet partir d’un lien dédié à l’entreprise et la gestion des données est automatique.
  • La restitution des résultats se fait sous forme d’un schéma « araignée ». Les pourcentages obtenus par domaine, peuvent aussi être comparées à des moyennes secteurs, ou à toutes les entreprises confondues de la base de données.
  • L’outil est créé pour servir à la sensibilisation à la fois de ceux qui le remplissent que pour une présentation générale.

Piste 2 – Développer un indicateur « intégré » pour accompagner les entreprises dans leurs démarches RSE et les valoriser.

Les entreprises les plus performantes et les plus vertueuses sont celles qui veillent à la complémentarité de leurs pratiques RSE et à la cohérence d’ensemble avec leurs spécificités structurelles (taille, secteur d’activité, stratégie de développement,etc.). Accompagner les entreprises pour développer un indicateur RSE à la fois « intégré » et souple les aiderait à appréhender leur démarche de progrès de manière cohérente et globale.

DIAG26000 est conçu comme indicateurs de performance que la démarche RSE débute ou que le système RSE soit mature. Tous les secteurs d’activité peuvent l’utiliser, quelque soit la taille de l’organisation ou sa structure ( ONG ou filiale)

  • L’appropriation de la RSE par un management visuel est claire et facilement communicable que ce soit en interne ou en externe, contribue à développer la transparence au sein de l’entreprise.
  • A partir de ces schémas chaque type ou taille de structure peut rapidement avec un spécialiste mettre en place un plan d’action RSE.
  • La définition initiale de groupes cibles permet d’élaborer des réponses orientées vers des besoins spécifiques.
  • Le benchmarking automatique et va orienter les priorités d’action de l’organisation

Pour toute information complémentaire n’hésitez pas à nous contacter ou à suivre nos webinars ou formations en e-learning.

La RSE : nouvelle valeur refuge ?

Depuis quelques jours déjà, la panique boursière guette. Un cours du pétrole excessivement et durablement bas, le ralentissement de la croissance chinoise combinée à une possible récession américaine suffisent à jeter un vent panique sur toutes les places boursières majeures. Alors, les valeurs refuges sont recherchées et donc montent en flèche. C’est déjà le cas pour La valeur historique : l’or. La course à la valeur refuge fait donc rage d’autant plus que les dettes souveraines ne constituent plus vraiment un gage de sûreté financière, comme ce fut le cas un temps. Alors quelles alternatives pour les investisseurs ?

Les Investissement Socialement Responsable : ISR

Nous observons depuis maintenant quelques années une augmentation du nombre de fonds ISR. Ce type d’investissement défini par : “un placement qui vise à concilier performance économique et impact social et environnemental en finançant les entreprises et les entités publiques qui contribuent au développement durable quel que soit leur secteur d’activité. En influençant la gouvernant et le comportement des acteurs, l’ISR favorise une économie responsable » * représente l’application des principes du développement durable aux placements financiers.

Pour vous donner une idée, en 2012, les ISR représentaient, en France, 149 Milliards d’euros ; puis 170 Miliards en 2013 pour culminer à 223 Milliards en 2014 soit une augmentation de presque 50% en 2 ans. Une augmentation significative qui se comprend par la performance de ces derniers.

Si l’on en croit la très sérieuse étude du Global Asset Management de l’UBS, au cours des 5 dernières années les valeurs cotées ISR ont superformé les indices de référence.

Concernant l’indice MSCI Mondial, la superformance est claire : les meilleurs rendements de l’indice ont été réalisées par les fond ISR européen et celui du Moyen-Orient : 10,2% pour ces derniers contre 7.4% pour l’indice principal. Ces performances peuvent, notamment, s’expliquer par le fait que les fonds ISR excluent toutes les entreprises ayant une ou plusieurs activités dans les domaines suivants : armes, alcool, jeu, énergie nucléaire, tabac, défense, pornographie, OGM et surtout pétrole. Ainsi, c’est quasiment 75% des sociétés représentées dans les indices traditionnels qui sont exclues des indices ISR.

Ces fonds sont donc beaucoup moins soumis aux fluctuations du cours des matières premières mais également des contextes géopolitiques ce qui leur confèrent une meilleure résistance aux chocs systémiques et donc une meilleure stabilité.

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 Les entreprises à forte dimension RSE

C’est une réalité, les entreprises mènent de plus en plus d’actions à caractère sociétal. En revanche, une barrière entrave encore grandement cette route, les difficultés de calcul du ROI des démarches. En revanche, il existe des chiffres fiables : le résultat d’une entreprise et ses performances financières globales.

Une étude menée par France Stratégie, intitulée « Responsabilité sociale des entreprises et compétitivité, Évaluation et approche stratégique », a cherché à comprendre le ou les liens existants entre RSE et performance économique. Les chercheurs ont ainsi utilisé la méthode dite de la “meta-analyse” qui consiste à combiner les résultats de plusieurs études statistiques indépendantes portant un seul et même problème. L’étude conclue que les entreprises pratiquant des actions RSE ne sont pas moins financièrement performantes que les autres. Bien au contraire, un gain financier supérieur est engendré par la mise en place de telles pratiques. En revanche, malgré toutes les précautions statistiques il est très difficile d’affirmer que la RSE soit la source de gains financiers supérieurs car il est également probable que la performance économique génère la mise en place d’actions RSE. Ainsi la RSE n’aurait pas un lien direct avec les performances financières mais indirect.

Cependant, une autre étude, cette fois empirique, menée aux Etats-Unis a également démontré qu’une entreprise avec une forte politique RSE avait de meilleurs résultats financiers que les autres entreprises. Mais cette étude contraste ses résultats en soulignant que les entreprises aux pratiques RSE “moyennes” ont des performances financières inférieures aux entreprises aux pratiques sociétales “faibles”. Ceci entretient donc le doute entre savoir si la RSE génère une meilleure performance économique ou bien si cette dernière génère des actions RSE ?

Une chose est sûre : un cercle vertueux existe entre les performances économiques d’une entreprise et sa RSE à condition que cette dernière irrigue toute l’organisation.

*définition de l’ISR donnée par l’Association française de la gestion financière (AFG) et le Forum pour l’investissement responsable (FIR)

Etude complète France Stratégie

Rapport de l AMF sur l investissement socialement responsable (ISR) dans la gestion collective

Etude sur les émissions de Dioxyde de carbone par pays depuis 1971

Le World Ressource Institute et l’Agence Internationale de l’Energie ont regroupé leurs données respectives afin de fournir une cartographie des émissions de CO2 depuis 1971.

Sans surprise, la Chine est le plus gros pollueur juste devant les Etats-Unis quelques 3 Mégatonnes derrière.

 

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Voici le lien vers le site pour de plus amples informations : Voir l’étude complète

Et si nous faisions de 2016 l’année de la RSO ?

L’année 2015 fut année particulièrement riche en ce qui concerne la RSO au sens large. Des tendances ont été confirmées et d’autres ont émergé. Le point d’orgue de cette année fut bien évidemment la COP21 du mois de décembre. Nous vous proposons ici un bilan de ce qui m’a marqué en 2015, en espérant que 2016 viendra confirmer certaines tendances et infirmer certaines autres.

1 – Le climat

On pourrait penser que le climat a été la priorité de l’année pour les entreprises. Or, selon Squaremetric 72 % des entreprises ne considèrent pas l’adaptation au climat comme nécessaire. Une donnée pour le moins surprenante alors même que 48 % des entreprises constatent des effets du changement climatique sur leurs activités. C’est donc seulement 28 % des entreprises sondées qui déclarent que s’adapter au climat est nécessaire.

En revanche, elles sont 58 % à avoir modifié leurs produits et/ou services pour en limiter l’impact sur l’environnement. Bien entendu, la COP21 nous aura permis d’entendre de beaux discours et de découvrir de belles innovations mais attendons de voir. Les grandes groupes peuvent jouer un rôle de moteur et tirer tout le monde vers le haut pour transformer N+1 en une « réussite climatique ».

 

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Source

 

2- La communication

Sur ce point là, la tendance est claire : les entreprises veulent communiquer sur leurs actions RSO en sortant du greenwashing. Elles souhaitent capitaliser sur leur politique RSE mais la difficulté du calcul du ROI (voir l’article consacré) freine très certainement cet élan.

Aussi bien sur des actions purement internes comme le bien-être au travail, la diversité au travail ou bien encore le management participatif que sur des actions externes comme la participation au développement économique et social local, une prise en compte globale des enjeux sociétaux est en marche. Une communication responsable, ce que maîtrise de mieux en mieux les entreprises, émerge pour mettre en avant ces actions sociétales.

Les labels et autres distinctions RSO se sont multipliés ces dernières années. Il existe « de tout pour tout le monde » autodéclaratif/participatif, porté par de grandes organisations ou de plus petites, chères ou chères ; à vous de faire votre choix (voir l’article consacré aux distinctions RSO) ! L’émergence de Bcorp, en France, n’aura échappé à personne cette année.

3 – La démocratisation de la RSE dans l’entreprise

En 2014, 50 % des entreprises rattachaient la RSE à la direction ou à la présidence de leur société contre 41 % en 2015. Alors verre à moitié vide ou à moitié plein ?

Je préfére percevoir cela comme une donnée positive signe d’une irrigation des principes sociétaux tout au long de la chaîne de valeur d’une société. En effet, au lieu de « piloter » et penser stratégiquement lors des réunions de la direction ou de la présidence, les actions RSE ne sont plus uniquement stratégiques mais deviennent aussi opérationnelles. Ainsi chaque partie prenante prend part aux actions RSE, parfois même inconsciemment, au sein de l’entreprise. Pour vous donner un seul exemple pour illustrer mes propos, je vous conseille de vous intéresser au modèle de le Camif.

 

L’année 2016 sera certainement une année de transition entre sortir du greenwashing pour les uns et être toujours plus innovant pour les autres. Une chose est sûre, la RSO commence à irriguer l’ensemble des services d’une entité et de plus en plus de collaborateurs sont sensibilisés aux problématiques DD. Il est tout de même dommage voire même dommageable pour les organisations de constater que la majorité des démarches visant à obtenir une distinction RSE n’engage pas l’entité entière mais seulement quelques personnes malgré les appels du pied répétés des salariés.

 

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