CLIMATE KIC 2017 – Hollande, Norvège, Finlande

J’ai effectué une mission en tant que coach d’un groupe d’étudiants participant à un des 8 voyages d’été de 5 semaines organisé par l’université de Copenhague et la Climate KIC. Cette dernière est l’une des communautés de savoir et d’innovation désignée par l’Institut Européen d’Innovation (EIT) comme étant le moteur de l’innovation et de la croissance européenne. Le département de la Climate KIC offre à une génération d’entrepreneurs et d’innovateurs du changement climatique, les compétences disciplinaires pour développer des approches économiques, sociales et environnementales durables dans l’objectif d’atténuer le réchauffement climatique et de s’adapter à ses effets.

La plus grande ferme verticale d’Europe à La Haye

La mission consistait à encadrer, en collaboration avec un autre coach, 40 étudiants de 19 nationalités.

Pendant les 4 premières semaines qui nous ont emmenés aux Pays-Bas (2 semaines) et en Norvège (2 semaines), les étudiants ont visité de nombreux sites innovants, assisté à des conférences, travaillé en ateliers et rencontré des créateurs d’entreprises.
En parallèle, ils ont, en équipes de 3 à 6, développé un business plan pour créer une start-up en rapport avec l’objectif prévu. Enfin en 5ème semaine, en Finlande, notre groupe en a rencontré un autre en provenance d’Italie puis des Pays-Bas pour concourir devant un jury d’experts pour les prix suivant :
– meilleur business plan
– meilleure idée
– meilleur pitch
Nous avons eu le plaisir avec mon co-coach de voir les 3 prix remportés par notre groupe !
Pour certains l’aventure ne s’arrête pas là puisque la Climate KIC possède un programme d’accélérateur de start-up qui propose un soutien financier et de compétences aux équipes les plus motivées.

Ce fut une expérience très enrichissante tant sur le plan humain que sur le plan professionnel.

La RSE et l’innovation de rupture (disruption)

Ce terme anglais de « disruption » caractérisait les traumatismes liés à une catastrophe naturelle, tremblement de terre, tsunami… ». Il n’était jamais employé dans le business, au début des années 90. Le professeur de Harvard, Clayton Christensen a imposé mondialement le terme via son best-seller « Innovator’s Dilemma » (1997). Il définit l’innovation de rupture comme une méthodologie créative. Pour Christensen, sont disruptifs les nouveaux entrants qui abordent le marché par le bas, et se servent des nouvelles technologies pour proposer des produits ou services moins chers. 

Pour Philippe Silberzahn, professeur à l’EM Lyon, il ne fait aucun doute que le mot rupture est employé à tout bout de champ dès qu’un industriel est attaqué par un nouvel acteur sur son marché. Il tire des travaux de Christensen, une définition différente de la rupture, qui devient « une opportunité pour un acteur en place de développer un modèle d’affaires différent de son activité en cours ». Dans son livre « Relever le défi de l’innovation de rupture » (2015), il présente un modèle d’affaires qui associe proposition de valeurs, modèle de profit, recherche et utilisation de ressources, valeurs ajoutées des processus et valeurs nécessaires pour les mettre en oeuvre.

Ce sont autant de paramètres sur lesquels l’on peut s’appuyer pour innover et créer une rupture. Ce qui est encourageant, est que la recherche des différentes valeurs ajoutées touche  aux thématiques de la responsabilité sociétale. Et DIAG26000 est une manière simple de cadrer les axes d’innovation possibles….