Première preuve d’engagement RSE en ligne

Quelques semaines seulement après la création de l’association DIAG26000, la première preuve d’engagement RSE basée sur l’utilisation participative de DIAG26000 est accessible sur le site de AERE.

Cliquez ici pour voir la preuve d’engagement s’afficher sur le site de AERE

AERE (Alternatives pour l’Energie, les énergies Renouvelables et l’Environnement) est un bureau d’études spécialisé dans le développement durable et en particulier la planification énergétique. Des dirigeants visionnaires puisque le cabinet proposait déjà des diagnostics énergétiques des territoires avant la mise en place des PCET (Plans Climat Energie Territoriaux).

Merci aux dirigeants d’AERE d’avoir fait confiance à Diag26000. Notons au passage la démonstration de l’adéquation du diagnostic aux petites structures puisque le cabinet AERE comprend moins de 10 salariés.

 

Comptabilité environnementale et reporting intégré

L’ordre des expert-comptables organisait Jeudi 17 décembre une après midi de débat autour le comptabilité environnementale et le reporting intégré. Une occasion de venir écouter Gérard SCHOUN, partenaire de Diag 26000.

CWcC5fzWcAA3D4eMais aussi bien d’autres experts :
– Jacques RICHARD, auteur de la méthodologie CARE
– Jacques DE SAINT FRONT, co-auteur de la méthodologie Comptabilité Universelle
– Ciprian IONESCU, doctorant biodiversité et économie, université de Grenoble
– Frédéric CURIER, fondateur de Bio crèche
– Philippe PEUCH-LESTRADE, directeur général de l’IIRC (Internation integrated reporting council)
– Didier TERROLLE, responsable du reporting intégré chez SANOFI
Et bravo à Hervé GBEGO et Patrick D’HUMIERES pour l’animation des tables rondes et pour avoir réussi l’exploit de tenir l’horaire en donnant même la parole à la salle !

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Ceux qui me suivent sur twiter (pablo_paris) ont déjà vu passé quelques posts, mais voici une synthèse des idées principales échangées et des réflexions qu’elles ont pu m’inspirer :

  • La COP21 a permis de réelles avancées, mais le plus important se situait dans les travaux menés en parallèle, plus que dans le rapport final,
  • certaines PME et les agriculteurs bio sont bien en avance pour l’utilisation de comptabilité non classiques. Olivier de Serre (super, je viens juste de déménager dans la rue qui porte son nom…) fut un pionnier en la matière,
  • il y a déjà en France différents modèles : CARE, la comptabilité universelle… L’important n’est pas de se battre pour savoir quel est le meilleur mais de choisir celui qui pourrait être présenté l’année prochaine à Bruxelles pour défendre un « modèle à la française »
  • on peut construire des comptabilités prenant en compte les éco-points, l’énergie solaire, et pas seulement des monnaies. Personnellement je regrette que trop de choses soient converties en monnaies (voir article sur les milliards d’heures) et rêve de voir une comptabilité se construire autour de la notion d’entropie !
  • contrairement aux idées préconçues, les réticences à la mise en place d’un reporting intégré sont plus vives du côté des juristes que des financiers. Sans doute à cause de la non maîtrise des risques sur le long terme,
  • il faut vraiment changer de paradigme, prendre en compte la complexité pour mettre en place un véritable reporting intégré. Les élites sont parfois hélas déconnectées de la réalité, comme viennent encore de le souligner les réactions face aux résultats des dernières élections régionales.

Comment initier une démarche RSE ? Partie 2

La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et plus largement la RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations) est un domaine qu’une organisation ne peut plus se permettre d’ignorer. Comme toutes les autres stratégies (commerciale, communication…) la politique RSE doit être structurée autour de plusieurs axes. Chacun des piliers de la démarche seront repris et détaillés lors d’une série d’articles que vous retrouvez sur notre blog (voir le premier article).

Aujourd’hui nous allons nous intéresser aux ressources internes que vous allez devoir mobiliser et exploiter dans le cadre de votre politique RSO.

1 – Les ressources financières

Le marché de la RSE est en plein essor et le nombre d’outils se multiplient à grande vitesse. Quelques années auparavant, il était compliqué pour une organisation à petit budget de s’appuyer sur un outil ou une méthodologie reconnue. Aujourd’hui certains outils offrent une solution et une reconnaissance RSE à « petit prix », Diag26000 étant l’un d’eux.

A l’instar d’un marché classique de produits ou de biens, il existe des outils et des reconnaissances à tous les prix. A vous de choisir lequel en fonction de vos objectifs et votre budget. Vous retrouverez sur notre blog un article reprenant les principales distinctions RSE (voir l’article).

Ainsi et comme dans tout projet, budgétiser votre démarche RSO est la première étape du projet.

2 – Les ressources humaines

La RSE est un dialogue. Lors de la rédaction de la norme ISO26000, l’accent a été mis sur cet aspect d’ouverture vers vos parties prenantes si bien internes qu’externes.

A défaut de pouvoir créer un département entier dédié à la RSE ou au Développement Durable, mobilisez vos équipes. Par exemple, vous pourriez créer une sorte de « cellule RSE » qui se réunirait hebdomadairement pour réfléchir sur ce(s) thème(s). Les salariés ont une réelle volonté de participation, écoutez-les et profitez de leurs expertises pour dénicher de nouvelles actions.

Le premier article de cette série est consacré à cette question (voir le billet).

3 – Les ressources temporelles

Le temps est bien souvent un ennemi dans les petites structures. Initier et animer une politique RSO peut être chronophage. Vous devez donc, avant même de penser la politique sociétale, vous poser la question de combien d’heures vous allouerez à cette tâche. Vos objectifs devront être en adéquation avec cette contrainte temps.

Si vous n’arrivez pas à dégager de créneaux horaires à vous ou à vos équipes, la majorité des organisations s’entourent d’un consultant RSO/DD pour initier la démarche. Faîtes leur confiance, ce sont des professionnels !

Voici donc les principales ressources que vous devez identifier au préalable afin de définir une politique RSO et des objectifs clairs et atteignables. Il est beaucoup question de coûts dans cet article mais ne vous leurrez pas, la RSE est un investissement. Vous retrouverez le 6 Janvier un article destiné à vous aider dans le calcul du ROI de votre politique RSE.

D’ici là, l’ensemble de l’association Diag26000 vous souhaite un joyeux Noël et d’excellentes fêtes de fin d’année.

Diag26000 compatible Comité 21 ? YESS !! 5,5/7

Un article récent du journal Les Echos, rédigé par Julie Le Bolzer et donnant la parole à Gilles Berhault, Président du Comité 21, revient sur la nécessité de prendre en compte la RSE au plus haut niveau de la stratégie de l’entreprise. Il rappelle aussi les 7 principes de base retenus par le Comité 21 pour le dialogue avec les parties prenantes. Il m’a semblé intéressant de comparer ces 7 principes avec les caractéristiques de la preuve d’engagement proposée par l’association DIAG26000.

comité21 7 principes
1. Se donner les moyens de changer. Avec un budget de moins de 1000 euros pour réaliser un diagnostic participatif, plus aucune excuse pour ne pas démarrer, même dans les petites structures !

2. Prendre en compte les intérêts divers voire divergents. Diag26000 donne la parole à tous les niveaux hiérarchiques et un des graphiques présent dans le rapport permet justement d’analyser ces différences de perception, ces avis divergents…

3. S’engager à choisir des parties prenantes et des enjeux pertinents. Pas certain que Diag26000 vous soit sur ce point d’une très grande aide. Ceci étant, les champs ouverts permettant de commenter chaque réponse peuvent vous aider à mieux cerner les enjeux.

4. Impliquer toutes les parties prenantes en désignant un facilitateur interne ou externe. N’oublions pas que certains outils peuvent aussi rendre les choses plus faciles, vous permettre de démultiplier le temps précieux des experts.

5. Respecter les valeurs du dialogue. Donner la parole à tous les collaborateurs sur la démarche RSE de l’entreprise et prendre en compte leurs commentaires (dans la grille Diag26000 il est possible de commenter les réponses à chaque item!), n’est ce pas là le début d’un vrai dialogue ?

6. Ancrer la démarche dans le temps et la durée. Sur ce point non plus l’outil ne fait pas tout, mais l’utilisation de Diag26000 est si simple que l’entreprise peut faire le point régulièrement. C’est le cas par exemple de l’entreprise AERE qui affiche sur son site ses résultats 2015 après avoir réalisé une première analyse en 2013.

7. Rendre compte des résultats de la démarche à l’ensemble des acteurs. La preuve d’engagement diag26000 peut être affichée sur le web et l’entreprise choisit le type de détail sur lesquels elle est prête à rendre compte, à être totalement transparente…

Et si vous offriez un Cadeau de Noël à votre RSE ?

Depuis la publication de la norme ISO26000 en 2010 (norme de référence internationale en matière de RSE), le nombre d’outils permettant de valoriser sa démarche RSE n’a cessé de croître. En témoigne les multiples appellations de ces outils : label, charte, évaluation, preuve d’engagement, score, prix, trophée etc etc.

Une sorte de jungle lexicale dans une boîte outil mal rangée dont seul le propriétaire s’y retrouve.

Or, et fort heureusement, personne n’est propriétaire de la RSE. Nous avons donc décidé de vous fournir une liste des outils dont nous avons connaissance avec leur lien respectif. Nous ne donnons aucun avis, ce dernier étant par définition subjectif. En revanche, nous nous engageons à publier tous les commentaires : ceux relatifs à votre propre avis concernant un produit cité ou bien ceux nous informant d’un oubli dans notre liste d’outils (nous actualiserons alors l’article).

Afaq26000 (évaluation)

Bcorp

Diag26000 (preuve d’engagement)

Diversité (Charte)

Diversité (label)

Egalité (label)

Global Compact

Lucie (label)

Made In Respect (label)

Relation inter-entreprise (Charte)

Scan 26000 (audit)

Score RSE (évaluation)

Vigéo26000 (évaluation)

Voici donc une liste non-exhaustive des principales distinctions RSO. Certaines mettront en valeur l’ensemble de votre politique RSE alors que d’autres sont plus axées sur un ou deux aspects de la politique sociétale. A vous, décideur, de faire votre choix en phase avec vos attentes, votre budget et votre culture d’entreprise.

L’association Diag26000 vous souhaite de bonnes et joyeuses fêtes de fin d’année.

« Rendons la RSO accessible à tous! »

RSE : Responsabilité Sociétale des Entreprises vous avez dit ?

Après quelques années de discussions pour cadrer le sujet puis quelques autres années pour changer les us et coutumes de notre chère langue française pourtant imprégnée d’un conservatisme linguistique certain, l’acronyme RSE semble s’être installé dans nos mœurs sémantiques comme les marrons autour de la dinde de Noël dans nos mœurs culturels.

Je vous invite tout de même à faire la recherche « RSE » sur le plus célèbre des moteurs de recherche et à vous balader de pages en pages (notamment sur les pages anglo-saxonnes) l’esprit aussi léger qu’une bûche en fin de repas et le clic aussi aérien que vos foulées du 26 Décembre au 10 Janvier. Le père Noël vous récompensera et vous trouverez alors des significations comme Rooftop Systems Engineers ou Road Safety Education ou bien encore Rig System Engineering (ingénierie des systèmes de forage).

Or ce qui pourrait ressembler à une simple coïncidence de traduction cache un fait : toutes ces activités peuvent revêtir au moins un aspect de la RSE.

Faîtes alors appel à ce qui nous unit tous dans cette période : l’imagination…3124217929_1_3_rFGNpUGk

Bonnes et heureuses fêtes à tous.

Comment initier une démarche RSE ? Partie 1

La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et plus largement la RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations) est un domaine qu’une organisation ne peut plus se permettre d’ignorer. Comme toutes les autres stratégies (commerciale, communication…) la politique RSE doit être structurée autour de plusieurs axes. Chacun des piliers de la démarche seront repris et détaillés lors d’une série d’articles que vous retrouvez sur notre blog.

Aujourd’hui nous nous intéresserons aux conditions que vous devez établir en interne, marquant le début de votre démarche.

1- Créer un climat social propice

Penser une politique RSE c’est inclure l’ensemble de votre écosystème au sein d’un des éléments de votre stratégie. Par conséquent, une condition essentielle à son élaboration est l’adhésion de vos parties prenantes.

A la suite d’une conférence du Global Compact, nous avions déjà émis un billet (voir le billet) relatif à cette thématique. Cela passe par un dialogue social avec les différents acteurs reprenant tous les points de la démarche : pourquoi ? Dans quel but ? Comment ? Quel(s) rôle(s) ils auront à jouer ? L’impact sur la société etc. Pour rendre le dialogue plus concret, il existe de nombreux outils pour sensibiliser les acteurs aux enjeux de la RSE, Diag26000 étant l’un d’eux. Obtenir l’adhésion de vos parties prenantes internes est fondamental car elle est la condition essentielle à l’initiation d’une démarche RSE. Elle constituera très vite de formidables leviers internes (communication, synergie, productivité, sentiment d’appartenance,…).

De nombreuses études sont venues confirmer une tendance observée depuis quelques années : la majorité des salariés souhaitent participer à la politique RSE de leur entité. La plus récente est une étude* réalisée par Ekodev, Des Enjeux et des Hommes et Mindded, en partenariat avec ViaVoice. D’après ce baromètre très complet (Voir le baromètre), 59 % des interrogés désirent participer à la RSO de son organisation. Or, seulement 6 % affirment l’être déjà. Ils considèrent même ces pratiques sociétales comme un levier de productivité. Il y a donc une réelle attente de la part des salariés à voir ces facteurs sociétaux s’intégrer dans les activités économiques de leur entité. Ils sont même prêts à y participer ! 

Les conditions semblent aujourd’hui réunies pour franchir avec succès la « première » barrière : dissiper les réticences internes. Première entre guillemets car ce qui fut une véritable barrière dans le passé ne l’est plus aujourd’hui. Celle-ci n’est qu’une parmi d’autres que nous vous les détaillerons en apportant des solutions à chacune d’entre-elles afin que votre RSO soit un succès.

La France, ses régions et la RSE

Vous le savez sans doute, la norme ISO26000 porte sur la Responsabilité Sociale des Organisations, et pas seulement des entreprises. Elle peut donc être appliquée à des associations, des ONG, des services publics, mais aussi à des territoires : cité, région, pays… Or il se trouve que les citoyens français votent à nouveau dimanche pour élire les représentants de leur région. Chacun d’entre eux s’est-il posé cette question avant de mettre son bulletin dans l’urne :

Ai-je choisi la liste qui a le projet le plus RSE pour ma région ?

Sans doute que s’ils avaient tous réfléchi à cette question, les résultats du premier tour auraient été sensiblement différents…

Révolution numérique et RSE

Je présentais la semaine dernière les résultats de la onzième vague du baromètre « confiance dans l’industrie » CentraleSupelec à Olivier SEVILLIA, DGA Groupe Capgemini, venu nous parler de la révolution numérique (synthèse des résultats accessible en ligne). L’occasion aussi de lui présenter les résultats d’un mini sondage dont certaines réponses interpellent d’un point de vue RSE. Rappelons que ces réponses ont été fournies par des décideurs, anciens élèves des écoles Centrale Paris et Supélec, en poste dans l’industrie et les services.

Première surprise lorsque l’on évoque les pays moins développés que les nôtres et en particulier les populations qui n’ont pas encore accès à Internet. Prêt de la moitié des participants estime qu’il n’y a pas d’urgence à connecter l’ensemble de la population. 35% seulement trouve cela important.

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Une autre question portait sur l’horizon auquel va être atteint le chiffre de 50 milliards d’objets connectés (rappelons au passage que nous ne sommes pas, encore, 50 milliards d’habitants sur terre…). Cette fois les 3 / 4 des participants sont d’accord pour dire que cela se fera d’ici 10 ans.

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Plus facile donc apparemment de connecter de nouveaux objets que les habitants de la planète terre. Il semblerait que la fracture numérique Nord/Sud ne soit pas prête à se résorber !

 

Cop21 : Que pensent les utilisateurs de Diag26000 de l’impact environnemental de leur organisation ?

En cette période de COP21, il nous semble intéressant d’analyser les +3.800 réponses exploitables enregistrées par Diag26000 sur la partie environnement de la norme ISO26000.

Si la perception est plutôt bonne dans l’ensemble, quelques paradoxes se glissent tout de même dans ces chiffres. Il convient aussi de rester attentif au fait que les personnes ayant utilisé Diag26000 pour évaluer le score RSE de leur organisation sont déjà souvent très sensibles à ces notions.

 

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66 % des personnes interrogées ont un avis positif des actions de leur entité en ce qui concerne la prévention de la pollution. Les pourcentages positifs sont sensiblement les mêmes pour ce qui concerne l’utilisation durable des ressources. Ce pourcentage d’avis positifs diminue sensiblement, à hauteur de 54%, lorsqu’il s’agit d’atténuer les impacts de l’activité sur le changement climatique. L’avance des avis positifs diminue encore sur la protection de l’environnement et la biodiversité : 42% seulement d’avis positifs contre 39% d’avis négatifs.

D’après les participants, leur entité identifierait donc clairement leurs externalités négatives et leurs consommables directs et indirects sans pour autant calculer l’impact que cela à sur les changements climatiques. Comment ce constat peut-il s’expliquer ?

Une première explication pourrait être le fait qu’une entreprise n’ait pas de réel avantage ou bénéfice à calculer l’impact sur les changements climatiques de ses propres activités. Par contre, une externalité négative supplémentaire générée à un coût, source d’intérêt pour une société.

Une deuxième hypothèse est que l’entreprise ne dispose pas d’outil de mesure simple d’utilisation pour évaluer son impact sur les changements climatiques. Il faut souvent faire appel à un spécialiste pour chiffrer l’impact de telle ou telle activité sur le climat. Mais cela nécessite des recherches qui n’apportent rien à une entreprise d’un point de financier. Si des outils de calculs simples et opérationnels étaient mis à disposition des entités peut-être et sûrement celles-ci joueraient-elles le jeu. Toutes ces données serviraient ensuite à prendre des mesures nationales et internationales efficaces. Tout l’enjeu serait donc, dans cette hypothèse, de fournir ces outils fiables aux entreprises.

Quid de ce sujet à la Cop21 ?